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L'écriture du roi Njoya

L'histoire du syllabaire

Njoya, 1896 : une écriture née dans le royaume bamoun.

En 1896, le roi Ibrahim Njoya fait un rêve : un homme lui ordonne de dessiner une main sur une planche et de la laver. Il en tire une écriture pour sa langue.

La première version compte plusieurs centaines de pictogrammes. Njoya la simplifie en six étapes successives jusqu'à obtenir un syllabaire de 80 signes, que l'on appelle A-ka-u-ku — d'après ses quatre premières lettres.

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Enseignée dans les écoles du royaume, l'écriture sert à rédiger une chronique du peuple bamoun, une pharmacopée, un code juridique. Puis en 1919, l'administration coloniale française interdit son enseignement, détruit les presses et une grande partie des documents.

Depuis 2007, un mouvement de revitalisation la remet en usage à Foumban. Elle a été intégrée à Unicode en 2009 (bloc U+A6A0–U+A6FF), ce qui lui permet d'exister sur nos écrans — et sur ce site.

📚 Le shüpamom compte aujourd'hui entre 250 000 et 650 000 locuteurs, dans le département du Noun, autour de Foumban.